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on - Apr 22 -
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De nombreux participants venus du Sénégal, de la République démocratique du Congo et du Bénin, et des partenaires techniques et financiers tels que la Belgique et la Finlande, se sont retrouvés à Saly-Portudal à l’occasion d’une rencontre régionale consacrée à la capitalisation et à l’extension de l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem). Inscrite dans le cadre du programme Rtia, cette rencontre a permis d’établir le bilan d’une expérience de formation à distance devenu important pour le renforcement des systèmes éducatifs africains.
Les échanges ont mis en exergue la philosophie du dispositif RITA (Research Teacher Initiative for Africa ), entend consolider un apprentissage collectif entre pays partenaires à partir des acquis de l’Ifadem. « Nous sommes aujourd’hui dans une phase de mise à l’échelle, rendue possible par la maturité des expériences accumulées au Sénégal, en(République Démocratique du Congo (Rdc) et au Bénin », a expliqué une chargée de mission éducation de la Plateforme francophone des enseignants (Pfe), basée à Bruxelles.
Elle a en particulier salué le caractère pionnier de la République démocratique du Congo, où le programme est déployé depuis plus de 17 ans. Au-delà de cette longévité, c’est la qualité des résultats qui est soulignée, avec un renforcement des compétences linguistiques et numériques des enseignants, une amélioration des dispositifs de formation continue, et une mutualisation des bonnes pratiques à l’échelle régionale.
Pour les acteurs engagés, la pérennisation du programme ne fait pas de doute. « L’enjeu aujourd’hui est de transformer les bonnes pratiques en actions concrètes et durables, capables d’impacter durablement les systèmes éducatifs nationaux », a-t-elle insisté.
L’enseignant, socle de toute transformation éducative
Présent à la cérémonie d’ouverture, le ministre sénégalais de l’Éducation nationale Moustapha Mbamba Guirassy a salué « une initiative majeure » qui répond à un enjeu central : la formation continue des enseignants.
« L’enseignant constitue le socle de toute transformation éducative. C’est à partir de lui que l’école évolue, que l’enfant est formé et que le continent avance », a déclaré le ministre de l’éducation nationale, Moustapha Mbamba Guirassy. Il a particulièrement mis en valeur l’approche hybride de l’Ifadem, qui combine formation à distance via le numérique et supports pédagogiques classiques. Cette méthode permet, selon lui, d’atteindre les enseignants même dans les zones les plus reculées. Le ministre a également insisté sur la nécessité d’aligner les actions éducatives sur les politiques publiques et les aspirations des populations : « Il doit y avoir une cohérence entre le discours et les actions. Former, oui, mais former en fonction des besoins réels et des orientations stratégiques de nos États. »
Des résultats probants, malgré des défis persistants
Les résultats de l’Ifadem sont jugés « significatifs » dans les trois pays partenaires. Cependant, des défis restent à surmonter, notamment en matière de financement et de connectivité dans certaines zones rurales.
Le ministre de l’Education Moustapha Mbamba Guirassy, a salué les efforts de l’État du Sénégal pour améliorer l’accès à Internet, grâce à des partenariats technologiques visant à connecter les établissements scolaires éloignés : « La connectivité est un enjeu clé pour la réussite de la formation à distance. Des progrès importants sont en cours pour réduire cette fracture numérique. »
Au-delà des aspects techniques, les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la souveraineté éducative des pays africains. Celle-ci passe, selon les autorités, par une meilleure prise en compte des réalités culturelles et linguistiques dans les contenus de formation.
Dans cette perspective, l’Ifadem est appelée à jouer un rôle stratégique, non seulement dans la formation des enseignants, mais aussi dans l’orientation des politiques éducatives nationales.
Un engagement affirmé du Sénégal
En accueillant cette rencontre régionale, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur de l’Ifadem. Pour les autorités, le programme n’est plus un simple projet pilote, mais un dispositif pleinement intégré à la stratégie nationale de refondation du système éducatif.
Cette refondation, en cours depuis plusieurs mois, place l’enseignant au centre des priorités, avec un accent particulier sur la formation, la valorisation du métier et l’adaptation aux défis contemporains. « Nous n’avons pas le choix. Dans un monde de plus en plus complexe, l’enseignant doit être outillé pour comprendre les enjeux et les transmettre. L’Ifadem est un acteur clé de cette transformation », a conclu le ministre sénégalais de l’Éducation nationale.
À l’heure des mutations profondes de l’éducation en Afrique, l’expérience de l’Ifadem apparaît comme un modèle réussi de coopération Sud-Sud et Nord-Sud, alliant innovation pédagogique, ancrage local et ambition continentale.
SAMBA NIÉBÉ BA
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