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Les bourses mondiales ont clôturé une nouvelle semaine dans le rouge, conséquence directe de l’escalade militaire au Moyen-Orient qui tétanise les marchés depuis près de deux semaines. Face aux incertitudes pesant sur l’avenir de la région, la production et les chaînes d’approvisionnement énergétiques subissent des perturbations majeures, ravivant le spectre d’un choc pétrolier et gazier à l’échelle globale.
Cette instabilité géopolitique mine la confiance des investisseurs, qui redoutent un embrasement régional et un blocage durable des routes maritimes stratégiques. Les principales places boursières évoluent ainsi dans un climat d’extrême volatilité, accusant des replis successifs face à la nervosité accrue des acteurs économiques.
À l’origine de cette paralysie : le blocus imposé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz, un goulet d’étranglement stratégique par lequel transite habituellement près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole et une part colossale du gaz naturel liquéfié (GNL).
Conséquence directe de ces tensions, les pays du Golfe ont vu leur production pétrolière chuter drastiquement, passant d’une moyenne de 30 millions de barils par jour (bpj) en 2025 à seulement 20 millions aujourd’hui. Ce déficit brutal de 10 millions de bpj représente un effondrement d’environ 33 % de leur capacité habituelle. Cette baisse s’explique également par la multiplication des frappes : plus d’une trentaine d’attaques ont déjà ciblé et endommagé les infrastructures énergétiques de plusieurs pays de la péninsule arabique.
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les expéditions mondiales d’hydrocarbures ont globalement reculé de 10 % par rapport à leur niveau d’avant-crise. Cette contraction soudaine de l’offre a logiquement propulsé les cours mondiaux du brut bien au-delà de la barre symbolique des 100 dollars le baril cette semaine.
L’impact macroéconomique s’annonce particulièrement sévère pour les pays émergents. Selon Geoffrey Aori, représentant de l’Association régionale des régulateurs de l’énergie pour l’Afrique orientale et australe (EREA), les pénuries de carburant engendrées par le conflit pourraient amputer la croissance des économies africaines d’un à deux points de pourcentage par rapport aux estimations initiales. Cette perte pourrait même atteindre trois points si la crise venait à s’enliser au-delà de deux mois.
Sur le front diplomatique et militaire, l’apaisement n’est pas à l’ordre du jour. Les États-Unis maintiennent une ligne particulièrement dure : le président américain, Donald Trump, a fermement averti qu’il prévoyait de frapper « très fort » l’Iran « dès la semaine prochaine », laissant présager une nouvelle escalade.
Accentuant la pression, le département d’État américain a diffusé ce vendredi un avis offrant une récompense allant jusqu’à 10 millions de dollars pour toute information stratégique concernant les hauts dirigeants iraniens. Sont particulièrement visés les commandants des Gardiens de la Révolution, le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei, ainsi que le chef de la sécurité, Ali Larijani.
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