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Le Groupe de la Banque Mondiale a rendu public son rapport « État des lieux de l’économie africaine – Avril 2026 (anciennement Africa’s Pulse) ». Ce rapport prévoit que la croissance se maintiendra à 4,1 % en 2026 (soit le même rythme qu’en 2025), tout en constatant une intensification des risques de dégradation.
Selon l’« État des lieux de l’économie africaine (anciennement Africa’s Pulse), la reprise de l’Afrique subsaharienne après une décennie de chocs mondiaux montre des signes d’essoufflement, avec des prévisions de croissance pour 2026 révisées à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux estimations publiées par le Groupe de la Banque Mondiale en octobre 2025. Selon un communiqué de la Banque Mondiale, les risques géopolitiques notamment le conflit au Moyen-Orient, le poids élevé du service de la dette et des contraintes structurelles de longue date continuent de peser sur la capacité de la région à accélérer sa croissance et à créer des emplois.
Le dernier bulletin semestriel du Groupe de la Banque Mondiale sur la situation économique en Afrique subsaharienne prévoit que la croissance se maintiendra à 4,1% en 2026 (soit le même rythme qu’en 2025), tout en constatant une intensification des risques de dégradation. Le renchérissement des combustibles, des denrées alimentaires et des engrais, conjugué au durcissement des conditions financières, risque fortement de tirer l’inflation à la hausse, de perturber l’activité économique et de toucher plus durement les ménages les plus vulnérables, qui consacrent une part plus importante de leurs revenus à l’alimentation et à l’énergie.
Selon le document, le niveau élevé d’endettement public et le poids croissant du service de la dette continuent de restreindre la capacité des pays à financer leurs priorités de développement et à investir dans les infrastructures de base nécessaires à la création d’emplois en plus grand nombre et de meilleure qualité.
« Dans l’ensemble, les investissements publics en capital restent inférieurs d’environ 20% à leur niveau de 2014, tandis que le ratio du service de la dette publique extérieure rapporté aux recettes a doublé au cours des huit dernières années, passant de 9% en 2017 à 18% en 2025. En outre, l’inflation devrait atteindre 4,8% en 2026, sous l’effet principalement des répercussions du conflit au Moyen-Orient. La baisse des financements extérieurs, et en particulier la réduction de l’aide au développement, accentue les pressions pour les pays à faible revenu », rapporte la source.
Ce numéro de l’«État des lieux de l’économie africaine » consacre sa section thématique à la politique industrielle en tant qu’instrument de croissance économique et de création d’emplois. Les pays y ont recours pour développer des secteurs spécifiques et se positionner de manière à tirer parti de la demande croissante dont la production africaine fait l’objet, des minerais indispensables aux technologies émergentes aux produits pharmaceutiques. Le rapport souligne que les pays devraient adopter des politiques qui favorisent un apprentissage rapide et orientent stratégiquement l’économie vers des biens et services à plus haute valeur ajoutée, susceptibles de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité.
NDEYE AMINATA CISSE
L’article Situation économique en Afrique subsaharienne : la croissance se maintient à 4,1%, mais les risques de dégradation s’accumulent est apparu en premier sur Sud Quotidien.