" "
Posted by - support -
on - 7 hours ago -
Filed in - Society -
-
1 View - 0 Comments - 0 Likes - 0 Reviews
L’éducation inclusive, qui désigne un système éducatif qui tient compte des besoins particuliers en matière d’enseignement et d’apprentissage de tous les enfants et jeunes gens en situation de marginalisation et de vulnérabilité, fait l’objet d’un atelier à l’intention des journalistes. Cette rencontre se tient dans la région de Thiès du 04 au 06 mai courant.
Beaucoup d’enfants sont laissés en rade dans l’enseignement et l’apprentissage au Sénégal, à cause de leur handicap. Malgré, le droit à l’éducation pour tous, des écoles continuent de leur fermer leurs portes. Pour une meilleure sensibilisation, des journalistes sont en atelier de capacitation à Thiès sur l’éducation inclusive. Un instrument qui désigne un système éducatif qui tient compte des besoins particuliers en matière d’enseignement et d’apprentissage de tous les enfants et jeunes gens en situation de marginalisation et de vulnérabilité. Une activité qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de ces activités du projet « Faire L’Ecole » qui œuvre pour la promotion de la scolarisation des enfants en situation d’handicap.
Selon l’inspecteur Moustapha Diouck, pour permettre à ces enfants en situation de handicap d’être scolarisé, le projet offre un accompagnement dans plusieurs régions du Sénégal, en mettant en place le dispositif dans des écoles et collèges choisis. « Si on veut accompagner les élèves en situation de handicap, il faut travailler sur l’éducation inclusive. Travailler à ce que chaque enfant puisse jouir de son droit à l’éducation. Pour cela, il faut mettre en place les mécanismes existants », a-t-il soutenu.
Dans l’éducation inclusive, l’approche d’enseignement peut différer d’un enfant à l’autre, selon sa capacité à comprendre les choses. Une situation qui implique la formation du corps enseignants mais aussi des élus locaux et des partenaires pour la mise en place du dispositif d’enseignement. Aujourd’hui, même s’il y a une harmonisation des enseignements en matière d’éducation inclusive, l’implantation de ses écoles reste faible sur le territoire national. Peu d’entre-elles choisissent de faire de l’éducation inclusive une routine.
« Il manque une planification au niveau local. Les maires font des dotations en fournitures scolaires pour les élèves et oublient d’en inclure pour ceux qui souffrent d’un handicap. Leurs besoins ne sont pas souvent ceux des autres élèves mais sont spécifiques. Il va falloir travailler, les amener dans leur planification, à inclure ses besoins », a suggéré l’inspecteur Ndiouck.
Revenant sur la place de l’enseignement privé sur la prise en charge de ces enfants en situation de handicap dans l’enseignement et l’apprentissage, l’inspecteur Ndiouck reconnait que la plus grande offre vient de ce secteur. « Les parents ont très souvent recours au privé, quand l’école publique refuse de prendre leurs enfants. Je reconnais qu’ils font beaucoup d’efforts même si la plupart n’a pas été formé à la prise en charge de l’éducation inclusive. Mais le choix des écoles pilotes se fait en étroite collaboration avec les inspections d’académie », s’est-il désolé.
Denise ZAROUR MEDANG
L’article Prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité : l’éducation inclusive pour répondre au besoin est apparu en premier sur Sud Quotidien.