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L’octroi du statut d’observateur auprès des Nations Unies (ONU) est accordé uniquement par l’Assemblée générale ; il n’est pas soumis à un vote du Conseil de sécurité. L’Assemblée générale de l’ONU a accordé le statut d’observateur à des organisations internationales, régionales, intergouvernementales et à des entités. Des État ont la possibilité de choisir de devenir observateur plutôt que membre à part entière de l’ONU.
C’est ainsi que le statut d’observateur a été accordé à plusieurs États non membres de l’ONU , pour leur permettre de participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, mais avec des limitations. Même si d’autres, par la suite, sont devenus, membres de l’ONU. C’est le cas, par exemple, de la Suisse qui, pour préserver sa neutralité tout en participant aux travaux de l’Assemblée générale, a choisi de rester un État observateur permanent non-membre de 1948 jusqu’à son adhésion en 2002.
Mieux, en octroyant ce statut, l’Assemblée générale détermine les droits et privilèges qu’elle accorde à chaque observateur, au-delà de ceux prévus lors de la Conférence de 1986 sur les traités entre États et organisations internationales. En atteste, à titre exceptionnel, l’Union européenne (UE) s’est vu accorder en 2011 le droit de prendre la parole lors des débats, de soumettre des propositions de texte et des amendements, de répondre, de soulever des motions d’ordre et de diffuser des documents, etc. L’UE est la seule organisation internationale à détenir ces droits renforcés, qui ont été comparés aux droits d’un membre à part entière, à l’exception du droit de vote.
Toutefois, le statut d’observateur peut être accordé par une Résolution de l’Assemblée générale des Nations unies. Le statut d’observateur permanent est basé uniquement sur la pratique de l’Assemblée générale, aucune disposition n’existant à ce sujet dans la Charte des Nations unies. La pratique consiste à faire la distinction entre les observateurs étatiques et non étatiques. Les États non-membres sont membres d’une ou de plusieurs institutions spécialisées et peuvent demander le statut d’État observateur permanent. Les observateurs non étatiques sont des organisations internationales (aussi bien intergouvernementales que non gouvernementales), et d’autres entités.
En outre, l’Assemblée générale peut inviter des entités non-membres à participer aux travaux de l’ONU, sans adhésion formelle. Il faut aussi relever que la plupart des anciens États observateurs ont accepté le statut d’observateur à un moment où leur demande d’adhésion était bloqué par veto réel ou potentiel d’un ou plusieurs membres permanents du Conseil de sécurité.
Déjà, en 2019, l’ONU comptait deux observateurs étatiques permanent au sein de l’Assemblée générale : le Saint-Siège et l’État de Palestine. Les deux observateurs sont décrits par l’Assemblée elle-même comme ayant reçu « une invitation permanente à participer en qualité d’observateurs aux sessions et aux travaux de l’Assemblée générale et ayant une mission permanente d’observation au Siège de l’ONU ».
Auparavant, depuis 2012, la Palestine est passé d’« entité observatrice non-membre » à « État observateur non-membre ». Un changement qualifié de « symbolique » qui fait suite à la demande de la Palestine d’adhérer pleinement à l’ONU en 2011, dans le cadre de la campagne Palestine 194, visant à donner aux Palestiniens un moyen de pression supplémentaire dans leurs relations avec Israël. Cependant, cette demande n’a pas été soumise au vote du Conseil de sécurité de l’ONU.
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