" "
Posted by - support -
on - 3 hours ago -
Filed in - Society -
-
7 Views - 0 Comments - 0 Likes - 0 Reviews
« Les attaques récurrentes de Cheikh Yérim Seck contre Mme Aminata Touré relèvent indéniablement de dérives, voire d’une forme d’imposture. Elles ne grandissent pas le débat ; elles en révèlent plutôt la dégradation ». Cette assertion émane de Moustapha Dieme Coordonnateur national de MIMI 2024. Ce dernier digère mal les critiques de Cheikh Yerim Seck. Dans une note qui nous est parvenue, Moustapha Dieme a invité ce dernier a « avoir le courage de nommer les choses dénonçant « une entreprise de disqualification portée par une parole qui peine à se fonder sur une quelconque autorité morale. » « Peut-on sérieusement prétendre incarner une exigence éthique lorsqu’on traîne derrière soi un passé qui a profondément heurté la conscience collective ? Peut-on se dresser en juge lorsqu’on n’a jamais réellement répondu aux attentes de vérité et d’exemplarité qu’impose la vie publique ? À ces questions, le silence est souvent plus éloquent que les discours » a ajouté l’acteur politique. A l’en croire, ce n’est pas seulement l’outrance des propos, mais leur fonction : détourner l’attention, brouiller les lignes, installer une équivalence fallacieuse entre des trajectoires qui ne se valent pas. C’est une mécanique bien connue : lorsque la légitimité fait défaut, on s’emploie à relativiser celle des autres.
Le parcours de Mimi « un contrepoint difficile à contourner »
Dans ses propos Moustapha Dieme a souligné aussi le parcours de Mme Aminata Touré s’impose comme un contrepoint difficile à contourner, « reposant sur des engagements tangibles, des responsabilités assumées et un positionnement constant en faveur de l’État de droit. Son passage au ministère de la Justice, notamment, a incarné une volonté claire de rompre avec certaines pratiques d’impunité, quitte à s’exposer à de fortes résistances. » Et d’ajouter qu’ « il est une limite que même la rhétorique la plus agressive ne saurait franchir : celle de la mémoire collective. Le peuple sénégalais, dans sa maturité politique, n’est pas condamné à l’amnésie. Il distingue la parole habitée par une exigence de vérité de celle qui n’est que bruit, agitation et stratégie de repositionnement. »
Ne mettant pas de gants, ce dernier a fait remarquer qu »’au fond, ce qui se joue dans ces attaques n’est pas un affrontement d’idées, mais une crise de légitimité. Et dans cette crise, certains tentent de combler le vide par la surenchère verbale. Mais une parole déconnectée de toute autorité morale finit toujours par se dissoudre dans ses propres contradictions. » Moustapha Dieme conclut son texte en termes : « Il faut donc le dire sans détour : on ne reconstruit pas une crédibilité en s’érigeant en procureur de circonstance (…) Mme Aminata Touré, quoi qu’en disent ses détracteurs, demeure une figure qui compte, précisément parce qu’elle incarne une certaine continuité dans l’engagement public. Face à elle, les attaques ad hominem apparaissent pour ce qu’elles sont : les symptômes d’une parole en quête de légitimité. Et cette quête, à défaut d’introspection, risque de demeurer vaine »
Cet article Moustapha Dieme MIMI 2024 : « Les attaques récurrentes de Cheikh Yérim Seck contre Mme Aminata Touré relèvent indéniablement de dérives » est apparu en premier sur Rewmi.com.