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La communauté catholique du monde célèbre, ce dimanche 05 avril, la résurrection du Christ. Pour Abbé Christophe Diaga Sène, de l’archidiocèse de Dakar, la Pâques est la victoire surprise d’une vie passionnée sur la mort ! Dans son enseignement du Jour, couronnant une marche de 40 jours vers Pâques, il demande aux fidèles chrétiens de se réjouir car le Christ est Vivant, alléluia ! « Avançons avec confiance sur les chemins de la foi, à la suite de Jésus qui, aujourd’hui encore, rassure : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité́ et la Vie… (Jn14, 6). « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;…» (Jn11, 25) » dira t-il. Enseignement……….
Le Dimanche des Rameaux et de la Passion ouvre la Semaine sainte, point culminant du Carême. Et, comme étape décisive menant à̀ la Pâques du Seigneur, ce dimanche, à travers notamment l’évangile de la Passion, (Mt26,14-27,66), fait déjà̀ méditer sur les grands mystères qui ponctuent ladite semaine. Il s’agit principalement de l’institution de l’Eucharistie, de la Passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus Christ. C’est concrètement le contenu spirituel des trois derniers jours de carême (Triduum pascal), qui constituent le sommet de l’Année liturgique.
Le Jeudi saint : Jésus partage le traditionnel repas pascal des Juifs en compagnie de ses douze disciples, mais dans une ambiance morose et effroyable. En effet, « l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père » (Jan 13,1). C’est la terrible annonce qui déconcerte et bouleverse tous, surtout lorsque, poursuivant son discours d’adieu, il signifie que c’est par les mauvais et complices soins de l’un des siens, Judas, qu’il va être arrêté pour être condamné et mis à̀ mort (Jn13, 2.11). Néanmoins, « ayant aimé́ les siens qui étaient dans le monde, [Jésus] les aima jusqu’au bout » (Jn13, 1). Ainsi, en signe de cet amour passionné qui subsiste et se fait toujours présence et service fraternels, le Seigneur confie aux soins de ses disciples et tous ceux qui croiront en lui, les sacrements de l’Ordre et de l’Eucharistie. « Prenez, ceci est mon corps ; prenez, ceci est mon sang. Faites cela en mémoire de moi » (1Co11, 24-25).
Le Vendredi saint : Ecce homo ! Voilà̀ l’homme ! C’est là que l’amour pour l’homme a conduit Jésus. L’homme, tel que devenu par le péché́, l’acharnement de l’orgueil, de l’autorité́ et du pouvoir sur l’amour qui dérange. L’homme, lorsqu’il s’engage dans la réparation, quand il paie ses dettes…
C’est bien cet homme pêcheur que Jésus s’engage à̀ racheter par amour :
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il avait portées, nos douleurs dont il s’était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à̀ cause de nos révoltes qu’il a été́ transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été́ broyé́. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé́ sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris (Is 52,4-6)
Ce n’est donc pas une idée qui est ainsi crucifiée, ni une apparence d’homme martyrisé. C’est bien un corps humain, celui de Jésus de Nazareth, Fils de Dieu (Cf. Jn 19, 26-27). Toutefois, cette fois, tout est vraiment anéanti en lui… Car, à cause des ravages des fouets de la flagellation, des lanières de cuir et des boulets de plomb bref, à cause de l’humiliation et de la détresse extrêmes, ce n’est même plus un homme. Il ressemble plutôt à « un ver de terre ; opprobre des hommes ; un détritus au milieu du peuple » (Ps 22,6-7 ; voir aussi Is 52,3).
Il va donc mourir… « Père entre tes mains, je remets mon esprit ». Voilà̀ son dernier souffle. « Tout est de fait consommé, fini, achevé, au point ! Les souffrances finies, le péché́ expié ; l’amour gratuit a tout donné. La justice, la miséricorde et la paix se sont finalement embrassées. Mystère de la croix !
Le samedi saint et le dimanche de la résurrection : La mort met fin aux acharnements sur l’Innocent Jésus. Son corps sans vie, tel un grain de blé́ tombé en terre, est déposé au tombeau (Jn18, 33.42). Et, le tout, sous stricte surveillance des gardes en faction. Alors, un silence hautement symptomatique, puis l’obscurité́ s’installent. C’est le temps de Dieu que l’évangéliste Jean situe dans l’actualité́ et l’opportunité́ de l’aujourd’hui : « Maintenant, voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! […] Cieux, soyez donc dans la joie, et vous qui avez aux cieux votre demeure » (Ap12, 10.12).
Réjouissons-nous! Christ est Vivant, alléluia !
C’est la surprise inédite de Dieu. Le fondement même de la foi chrétienne, puisque « si le Christ n’est pas ressuscité, vaine alors est notre proclamation, vide aussi notre foi » (1Co 15,14). Un évènement historique, non à reporter ni décrire, mais bien à̀ contempler, croire et annoncer (Cf. Mt 28,6.10; Ps 138,18.5.6 ; Ac 10,34a.37-43) ; évènement dont l’Eglise fait mémoire, chaque année, pour actualiser, dans la vie de chaque croyant, le fait de la résurrection. Christ ressuscité est en réalité́ notre Pâques, prémices de tous ceux qui croient et s’endorment en lui.
Réalisée par Denise ZAROUR MEDANG
L’article Marche vers Pâques – Abbé Christophe Diaga Sène, Archidiocèse de Dakar : « La Pâques est la victoire surprise d’une vie passionnée sur la mort ! » est apparu en premier sur Sud Quotidien.