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Le directeur général de la Caisse de dépôts et consignations Fadilou Keïta ne veut plus que la gestion du complexe ” Cœur de ville” de Kaolack soit une affaire d’un privé ou un groupe de personnes intentionnées à y tirer des profits. Pour empêcher la poursuite de ce genre d’abus, le Dg de la CDC incite les autorités à passer à la renégociation du contrat entre l’exploitant du complexe Serigne Mboup et l’État du Sénégal. Pour avoir constaté la sérénité de cette question, il a pour autant trouvé nécessaire de saisir les députés, ceux de Kaolack en particulier pour qu’ils en fassent une question écrite qui sera soumise au plus vite au gouvernement afin d’inscrire la procédure sur le programme national de renégociation des contrats en vigueur. Le directeur général de la CDC a ainsi déclenché ses hostilités le 4 Avril dernier lors d’un point de presse tenu dans la capitale du Saloum. Une rencontre au cours de laquelle, il a parcouru les genèses de la réalisation du complexe “Cœur de ville”, ses objectifs, son financement, la nature des contrats signés, ses échecs entre autres caractéristiques. Disant se base sur le rapport de l’Inspection générale de l’État auquel il s’est reféré, Fadilou Keïta révèle que la réalisation de ce projet n’a jamais obéi à la volonté de l’État de céder le complexe à un privé. Mais plutôt de construire dans cet espace public un bloc administratif et le doter d’espaces de commerce, de loisirs, de salles de cinéma et d’autres commodités au bénéfice des populations de Kaolack. Pour cela, nous apprend le directeur général de la CDC, l’État avait alors procédé à un investissement de 17, 2 Milliards de Frs Cfa. Et jusqu’à l’heure où l’on parle, l’État du Sénégal n’a jamais eu gain de cause par rapport à ses objectifs. Les sociétés qu’il avait contractées à l’époque n’ont pas respecté les clauses des contrats. Les travaux n’ont pas été exécutés au pourcentage voulu. Et parfois, même on assistait au manque de procédure en termes d’appel d’offres et de nombreuses autres formes d’opacité et irrégularités dans la signature de ces contrats. Ce qui du coup laisse paraître toute une panoplie d’interrogations au sujet de ces transactions de cession entre l’État et les exploitants du complexe “Coeur de ville”. Déjà, en 2015, nous apprend Falilou Keïta, l’État a signé un contrat avec la société “Saloum Investissements et Développement” alors dirigée par Serigne Mboup qui en était le directeur général. A ce jour, onze (11) années se sont passées alors que nul, parmi les citoyens de Kaolack, ne parvient à connaître les véritables fondamentaux de ce contrat. Ainsi au-delà de la plateforme “I Kaolack” qu’il entend mettre sur pied pour ouvrir aux populations de Kaolack la possibilité de disposer d’un espace de dialogue permanent sur les grandes questions qui interpellent leur commune, le directeur général de la Caisse de dépôt et consignations (CDC) promet d’effectuer désormais tous les mois une sortie pour se pencher sur les sujets majeurs en suspension dans la commune. Autant d’initiatives dites républicaines et sociales que Fadilou Keïta entend poursuivre pour restituer à la commune de Kaolack ses droits les plus absolus et perpétuer son combat afin de rétablir toute la vérité dans le système de gouvernance au sein du complexe “Cœur de ville”.
ABDOULAYE FALL
L’article Kaolack/ restitution de la gestion du complexe ” cœur de ville” aux populations : Fadilou Keïta engage le combat est apparu en premier sur Sud Quotidien.