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on - Mar 31 -
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La grève nationale déclenchée hier, lundi 30 mars 2026, par la Fédération des Syndicats nationaux du transport routier pour une durée de trois (3) jours (les 29, 30 et 31 mars) a été largement suivie dans la région de Kaolack. Dès 6 h du matin, le système du transport routier est à l’arrêt. Partout dans les différentes gares routières de Kaolack, les pistes et hangars de stationnement sont désertés. Pas l’ombre d’un seul véhicule de transport en commun ; ni de véhicule de transport interurbain encore moins de taxis urbains n’est aperçu dans ces grands espaces publics habitués à accueillir du monde.
En ville et au niveau des différentes artères, les nombreux embouteillages qu’on a l’habitué de voir et surmonter durant les heures de pointe se sont subitement effrités ; ce qui, du coup, a rendu la circulation totalement fluide. A la hauteur des quatre (2) sorties de ville, les grévistes ont décidé d’envoyer des équipes de surveillance pour s’assurer véritablement du respect du mot d’ordre et interdire tout véhicule de transport en commun de sortir. Ces équipes sont renforcées par d’autres “brigades” circulant en permanence dans les ruelles et partout sur les lieux stratégiques de la ville pour observer et si possible immobiliser les véhicules d’éventuels récalcitrants.
Concernant le reste des gares routières de Nioro, Guinguinéo, Kaffrine, Fatick, Mbirkelane, Ndoffane et autres, les collaborateurs du président national des chauffeurs, Dame Lô, n’ont pas dérogé à la règle et ont préféré suivre au pas leurs camarades des autres régions, départements et communes. Ceci dans une ambiance d’inquiétudes, en ce sens que, sur le terrain, les populations éprouvent beaucoup de peines pour se déplacer. Car, faute de moyens de transport qu’elles étaient habituées à utiliser dans leurs déplacements, les populations sont alors obligées de prendre des charrettes, motos-taxis “Jakarta” pour vaquer à leurs occupations. Parfois même louer les services des motos “Jakarta” ou prendre les véhicules du transport parallèle communément appelés “War Gaïndé” pour rallier une ville à une autre dans la région ou le reste du pays.
Le président national des chauffeurs et transporteurs, Dame Lô, qui s’est confié à la presse hier, tard dans la matinée, s’est dit satisfait de la solidarité dont ses pairs du secteur des transport terrestre ont fait montre en ce début des 72 h de grève. Il a par principe annoncé que son syndicat, leur fédération, n’exclut pas d’entamer un dialogue avec l’État dans le but de confronter les mesures édictées par le gouvernement à la plateforme revendicative des professionnels du transport.
Un éventuel dialogue pour lequel les syndicats brandissent comme priorités la levée de l’arrêté interdisant le transport interurbain à partir de 00 h, le choix exclusif de Dakar pour abriter les opérations de visite technique pour une catégorie de véhicule, et la concurrence jugée déloyale imposée par des véhicules privés non réglementés.
Abdoulaye FALL
L’article Grève de la fédération des syndicats du transport routier : le mot d’ordre largement suivi à Kaolack est apparu en premier sur Sud Quotidien.