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La Direction des aires marines communautaires protégées a enclenché le processus de ratification sur le droit de la mer relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas des juridictions nationales. La rencontre a eu lieu hier, jeudi, au ministère de l’Environnement et de la transition écologique.
Pour le Directeur des aires marines communautaires protégées (Damcp) au niveau du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Colonel Momar Sow, la conservation de la biodiversité au-delà des juridictions nationales, surtout dans les eaux internationales, est entrée en vigueur depuis le 17 janvier dernier. Seulement, bien qu’il ait participé au processus de mise en œuvre, le Sénégal attend toujours la ratification de cet instrument. Selon le colonel Sow, cet outil a fait l’objet de négociations pendant près de 20 ans et c’est en 2023 que le processus de ratification et de mise en œuvre des mesures juridiques a commencé. En septembre 2025, l’ensemble des 60 ratifications requises ont été obtenues. C’est 120 jours après, ce qui correspond au 17 janvier 2026, que ce traité est entré en vigueur. « Le Sénégal est dans le processus de ratification. Le Conseil des ministres, il y a trois semaines, avait déjà acté pour que cela passe au niveau de l’Assemblée nationale. Actuellement, le dossier est au Parlement et devrait passer par les trois étapes qui restent pour avoir la pleine ratification par le Sénégal », a-t-il relevé.
Se prononçant sur l’impact de cet instrument pour le Sénégal, le directeur de la Damcp soutient que cet accord vient apporter une originalité, surtout sur la conservation des ressources, mais dans les eaux internationales. « Jusqu’à présent, les eaux sous juridiction nationale n’avaient pas beaucoup de soucis juridiques, surtout sur la zone économique exclusive. Mais là où il n’y avait pas de limites en termes de droits, c’était sur les eaux internationales. Et justement, c’est ça que ce traité vient combler. Et vous l’aurez deviné aisément, les défis vont être énormes. D’abord sur la conservation des ressources, qui est la première chose qui est attaquée pour l’instant. Mais les activités aussi de capacitation, surtout des pays à faibles revenus, sur les technologies de suivi et de surveillance, pour garantir l’efficacité de l’application des mesures qui seront adoptées », a-t-il attesté. Au sein de la population, la perspective change avec la présence de cet outil pour le Sénégal. Pour Colonel Sow, les activités qui se passent dans les eaux internationales ont des répercussions sur l’aspect côtier. Et cela, la communauté ne le sent pas, parce qu’on est dans un monde global. « 71% sont constitués d’océans et 29% de terre. On part de nos estuaires vers les eaux internationales. C’est ce travail de conscientisation qu’il s’agira de faire après au niveau des différentes structures dont des communautés côtières ».
Pour le plaidoyer, le ministère compte sur le réseau des parlementaires pour l’environnement au Sénégal pour porter le projet auprès de leurs pairs. Rappelons que cette activité a vu la présence des différentes institutions qui sont dans l’action de l’État en mer, pour pouvoir d’abord partager cet accord, les enjeux qui sont derrière.
Denise ZAROUR MEDANG
L’article Conservation et utilisation durable de la biodiversité marine : la Damcp plaide pour la ratification de l’accord sur le droit de la mer est apparu en premier sur Sud Quotidien.