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Le Dr. El Hadj Abdourahmane Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, a présidé hier, jeudi 16 avril 2026, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier de vulgarisation du Code de l’environnement. Une rencontre qui marque une étape clé dans la mise en œuvre effective de la loi n°2023-15 du 2 août 2023, deux ans après son adoption.
Devant un parterre composé de hautes personnalités dont des députés, des élus territoriaux, des directeurs généraux, des partenaires techniques et financiers et des représentants du secteur privé et de la société civile, le ministre a d’abord salué l’engagement de tous les acteurs en faveur de la protection de l’environnement et de la gestion durable des ressources naturelles.
Il a rappelé que, malgré les avancées permises par les précédents codes (1983 et 2001), l’aggravation des pollutions, la mauvaise gestion des déchets, les risques chimiques et l’impact des activités économiques ont rendu indispensable une modernisation du cadre juridique. D’où l’adoption de la loi 2023-15, accompagnée de son décret d’application.
Les innovations majeures du nouveau Code
Dans son allocution, le ministre a souligné plusieurs avancées significatives : le renforcement des mécanismes de prévention et de gestion des pollutions, une meilleure prise en compte des produits chimiques et des déchets ; l’encadrement strict des activités pétrolières, gazières et minières ; la création d’un fonds spécial dédié à la protection de l’environnement et le renforcement du dispositif institutionnel en matière d’évaluation environnementale.
Cependant, a-t-il insisté, « un texte, aussi pertinent soit-il, ne peut produire pleinement les effets escomptés que s’il est compris, approprié et correctement appliqué ».
Après deux années de mise en œuvre, force est de constater que le contenu du Code reste encore insuffisamment maîtrisé par certaines parties prenantes. L’atelier de vulgarisation vise donc à présenter les principales dispositions du Code et de son décret d’application, à clarifier l’esprit et la portée du texte, à identifier les défis liés à sa mise en œuvre et à dégager des pistes d’action pour une application effective et harmonisée sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre a particulièrement insisté sur la transversalité du Code de l’environnement, qui impacte l’agriculture, les mines, l’énergie, les infrastructures, l’urbanisme et l’industrie. Cette transversalité impose une articulation parfaite avec les autres cadres juridiques sectoriels. « L’absence d’harmonisation peut engendrer des contradictions, des incohérences normatives et, in fine, des difficultés d’application », a-t-il averti.
Pour relever ce défi, il a appelé à un dialogue renforcé entre administrations, une coordination accrue des politiques publiques et une vigilance constante dans l’élaboration et la révision des textes. Enfin, Dr. Diouf a rappelé que le droit à un environnement sain, garanti par la Constitution, ne peut devenir effectif sans l’engagement de tous : État, collectivités territoriales, secteur privé, société civile et citoyens. « Le droit de chacun de nous de disposer d’un environnement est assujetti à notre obligation individuelle et collective de protection de l’environnement », a-t-il martelé.
Avant de déclarer ouverts les travaux, il a invité les participants à des échanges riches et constructifs, seuls à même de faire de ce Code un véritable outil stratégique pour un développement durable et équilibré du Sénégal.
LAMINE DIEDHIOU
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