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on - Apr 28 -
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Le Sénégal donne à voir un dialogue social qualifié de dynamique et de vital, mais qui est traversé par des zones de friction, notamment dans la fonction publique. Tel est le constat établi hier, lundi 27 avril, à l’occasion de la remise officielle du rapport 2025 sur l’état du dialogue social au Palais de la République, en présence des autorités et des partenaires sociaux. Les autorités appellent à approfondir les réformes pour préserver la stabilité sociale et soutenir la compétitivité économique.
Le Sénégal affiche un dialogue social qualifié de « dynamique et vital », mais encore traversé par des zones de friction. Tel est le constat dressé hier, lundi 27 avril, lors de la remise officielle du rapport 2025 sur l’état du dialogue social, au Palais de la République, en présence des autorités et des partenaires sociaux.
Prenant la parole, le président du Haut Conseil du Dialogue social, Mamadou Lamine Dianté, a salué une année « riche en initiatives » impulsées au plus haut niveau de l’État. « L’année 2025 a, en effet, été marquée par plusieurs événements majeurs pour le monde du travail, avec de très riches plateformes d’échange de haut niveau entre les différents acteurs institutionnels, sociaux et autres, ayant abouti à des résultats qui témoignent, s’il en était encore besoin, du dynamisme et de la vitalité du système sénégalais du dialogue social, a-t-il déclaré. Parmi les acquis majeurs, il a cité la tenue de la quatrième conférence sociale ainsi que la signature du pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. Autant d’éléments qui, selon lui, illustrent « le dynamisme du système sénégalais du dialogue social ».
Mais derrière ces avancées, les défis restent entiers. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a insisté sur l’importance « persévérer dans la dynamique inclusive » enclenchée, notamment à travers les comités techniques sectoriels du pacte. L’objectif est de garantir des résultats concrets en matière de compétitivité économique, de capital humain et d’équité sociale. Le chef de l’État a particulièrement mis l’accent sur la stabilité sociale dans le secteur public, qu’il érige en « priorité essentielle ». Il a appelé l’État employeur et les syndicats à une « profonde introspection » sur les mécanismes de gestion des conflits collectifs.
Dans un contexte marqué par des mouvements sociaux récurrents, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que l’exercice du droit de grève ne doit pas « entraver la continuité du service public » ni compromettre la formation des générations futures. « C’est pourquoi, par le biais du dialogue social, les mandants tripartites doivent s’accorder autour de compromis dynamiques permettant de concilier le socialement souhaitable et l’économiquement possible », a-t-il dit. Autre axe fort évoqué : la productivité au travail, choisie comme thème de la prochaine conférence sociale. Pour le président, elle constitue un levier clé pour améliorer la compétitivité économique et renforcer l’attractivité du pays.
Le rapport 2025 sur l’état du dialogue social met ainsi en évidence un dialogue social en construction permanente : porteur d’espoirs, mais encore confronté à des défis structurels.
M.D
L’article Remise du rapport 2025 sur le dialogue social : vitalité affichée mais tensions persistantes est apparu en premier sur Sud Quotidien.