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À la suite de la controverse entourant la fondation « Premières Dames », Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est sorti de sa réserve pour proposer une réforme de fond : l’institutionnalisation des fondations portées par les épouses de chefs d’État.
Dans une déclaration largement relayée, il estime qu’un encadrement juridique clair permettrait d’éviter « des situations fâcheuses » observées par le passé. En ligne de mire, l’exemple de l’hôpital ultra moderne de Ninéfécha, dans la région de Kédougou, construit sous l’impulsion de Viviane Wade.
Selon Seydi Gassama, cet établissement, autrefois présenté comme un projet phare, a été abandonné après le départ du pouvoir de Abdoulaye Wade en 2012. « Du matériel médical coûteux, dont le pays avait grand besoin, était en ruine », rappelle-t-il, soulignant les conséquences d’une absence de continuité institutionnelle.
Aujourd’hui, la structure aurait été rétrogradée en simple poste de santé, géré par la commune, avec un personnel réduit : un infirmier chef de poste, une sage-femme et un agent chargé de la vente de médicaments. Une situation qui illustre, selon lui, les limites d’initiatives dépendant fortement de figures politiques plutôt que d’un cadre étatique durable.
Pour Seydi Gassama, institutionnaliser ces fondations permettrait non seulement de garantir la transparence dans la gestion des ressources, mais aussi d’assurer la pérennité des projets au-delà des alternances politiques. Une proposition qui relance le débat sur le rôle et le statut des initiatives portées par les Premières dames au Sénégal.
O GOUDIABY
L’article Fondations des Premières dames : l’alerte de Seydi Gassama après le fiasco de Ninéfécha est apparu en premier sur Sud Quotidien.