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on - Mar 27 -
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Les députés burkinabè ont adopté, vendredi, le projet de loi instituant la Charte de la Révolution, franchissant ainsi une nouvelle étape dans la transition politique en cours dans le pays.
Le texte portant Charte de la Révolution a été approuvé à l’unanimité par les 70 députés présents, sans opposition ni abstention. Il vise à doter le Burkina Faso d’un cadre institutionnel renforcé pour encadrer la transition dans le contexte de la « Révolution progressiste populaire ».
La loi se compose de trois articles : le premier entérine l’adoption de la Charte de la Révolution, le deuxième remplace la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 (modifiée le 25 mai 2024) par ce nouveau texte, et le troisième précise les modalités d’exécution.
Par cette adoption, les parlementaires officialisent l’orientation politique définie par les autorités, faisant de la « Révolution progressiste populaire » le socle de la gouvernance durant la transition.
Parmi les mesures importantes, le texte autorise le Président du Faso à se porter candidat aux prochaines élections présidentielle, législatives et municipales, qui devront marquer la fin de la période révolutionnaire.
Le projet introduit également des changements institutionnels notables. Le gouvernement de la Transition et l’Assemblée législative de Transition sont désormais renommés respectivement « gouvernement » et « Assemblée législative du Peuple ».
En outre, la nouvelle charte prévoit une réorganisation de l’organe législatif, avec la suppression de la représentation des partis et mouvements politiques. Les sièges concernés seront redistribués, en tenant compte notamment de la nouvelle organisation territoriale du pays.
Cette évolution s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui avait annoncé le 1er avril 2025 l’entrée du pays dans une phase de Révolution. Il avait alors justifié cette orientation par la situation sécuritaire et les risques de déstabilisation, appelant à une mobilisation nationale autour d’un projet politique alternatif.
Dans une adresse à la Nation, il avait déclaré : « Nous ne sommes pas dans une démocratie. Nous sommes bien en révolution progressiste populaire », estimant ce modèle plus adapté pour favoriser le développement et les transformations structurelles du pays.
L’adoption de cette charte intervient ainsi dans un contexte de redéfinition du cadre politique et institutionnel du Burkina Faso, avec pour objectif affiché de renforcer l’action publique et d’accélérer les réformes engagées pendant la transition.
APA
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